point de service publiquement répertorié offrant à la fois l’avortement par médicaments et par instruments*
points de service publiquement répertoriés*
Les données sur les points de service sont tirées du répertoire d’Action Canada. Ces chiffres sont à jour, mais pas toujours complets puisqu’ils n’incluent pas tou·te·s les prestataires de soins primaires qui prescrivent l’avortement par médicaments, et puisque le paysage des prestataires de services d’avortement peut changer rapidement.
Mifegymiso est entièrement couvert pour toute personne possédant une carte d’assurance-soins médicaux (MCP) valide.
Code de facturation
Des codes de facturation et tarifs sont utilisés par les médecins pour facturer aux régimes provinciaux/territoriaux d’assurance maladie les divers services qu’ils/elles fournissent. L’absence d’un code de facturation pour l’avortement par médicaments peut dissuader des médecins de l’offrir.
Il a été démontré que l’avortement par télémédecine est aussi sûr et efficace que l’avortement par médicaments fourni en clinique. Étant donné que l’avortement par télémédecine permet aux patient⋅e⋅s d’accéder aux soins à leur domicile et ne nécessite souvent qu’un seul déplacement à la pharmacie ou à la clinique, il est essentiel d’élargir sa disponibilité pour améliorer l’accès à l’avortement des personnes vivant en communauté rurale, ou qui ne peuvent pas s’absenter de leur travail pour aller à un rendez-vous, ou sont exposées à la stigmatisation ou à la discrimination.
Le code de facturation pour l’avortement par médicaments peut être utilisé pour les services dispensés au domicile d’un·e patient·e. Les médecins de Terre-Neuve-et-Labrador peuvent également facturer les consultations téléphoniques ou vidéo au moyen de codes temporaires Pandemic Virtual Care Assessment (PVCA). Selon les spécifications de ces codes, le/la patient·e comme le médecin doit se trouver dans la province.
Le College of Physicians and Surgeons de Terre-Neuve-et-Labrador dispose de normes de pratique sur les soins virtuels qui établit les attentes du Collège à l’égard des médecins qui dispensent des soins virtuels. Le College of Registered Nurses de Terre-Neuve-et-Labrador a élaboré des normes pour les soins infirmiers virtuels qui énoncent : « Bien que les soins “virtuels” ne soient pas destinés à remplacer les soins traditionnels en personne, parfois, les soins virtuels sont l’option souhaitée, ou la seule option, en particulier pour les personnes qui vivent dans des régions rurales et éloignées où les visites en personne ne sont pas disponibles. » [trad.]
Lois, politiques et règlements sur l’avortement
Accès à l’avortement pour les personnes mineures
En vertu de laAdvance Health Care Directives Act [Loi sur les directives anticipées pour les soins de santé], on présume que les personnes âgées de 16 ans et plus sont compétentes pour prendre des décisions en matière de soins de santé, alors que les mineur·e·s de moins de 16 ans ne le sont pas. Cela signifie que les personnes de moins de 16 ans peuvent consentir à un traitement médical, y compris à un avortement, si elles comprennent les informations pertinentes pour prendre une décision en matière de soins de santé et sont en mesure de saisir les conséquences raisonnablement prévisibles de cette décision.1
Malgré cela, un·e patient·e de moins de 19 ans doit avoir le consentement de ses parents pour obtenir un avortement par médicaments au Health Sciences Centre, à moins qu’il/elle soit indépendant·e de sa famille.2
Loi sur les zones de protection
Le fait de légiférer des zones de protection vise à empêcher que des militant⋅e⋅s anti-avortement harcèlent des personnes à proximité d’un établissement qui fournit des soins d’avortement. Même si la criminalisation d’individus ne permettra pas de freiner efficacement le mouvement anti-avortement dans son ensemble, ces lois peuvent arriver à dissuader des manifestant⋅e⋅s anti-choix de harceler les prestataires et les patient⋅e⋅s qui entrent et sortent des cliniques d’avortement.
La Access to Abortion Services Act[Loi sur l’accès aux services d’avortement], deuxième loi sur les zones d’accès sécurisées à avoir été adoptée au Canada, est presque identique à la loi de la Colombie-Britannique. En vertu de la Loi, les établissements qui dispensent des soins d’avortement doivent faire la demande d’une zone, qui est ensuite établie par règlement. Les foyers et les bureaux des médecins qui pratiquent l’avortement sont automatiquement protégés, et des zones d’accès pour les résidences d’une catégorie de prestataires de services, ou la résidence d’un·e prestataire de services, peuvent être établies par règlement. Le harcèlement de médecins et de prestataires de services à l’extérieur de la zone d’accès sécurisé est également interdit par la loi.
Les dimensions des zones d’accès sont calculées à partir du bord de la parcelle sur lequel se trouve la maison ou l’établissement et sont fixées à :
160 mètres pour le domicile d’un médecin ou d’un·e prestataire de services;
10 mètres pour le cabinet d’un·e médecin (qui peut être prolongé jusqu’à un maximum de 20 mètres par décret);
jusqu’à 50 mètres au maximum pour un établissement.
Le Athena Health Centre a déménagé en 2015 et s’est trouvé assiégé par des manifestant·e·s. La clinique a commencé à recueillir des preuves et à faire des recherches, puis a rencontré des ministres du gouvernement pour obtenir du soutien. Le ministre de la Justice a plaidé publiquement pour la loi; entre-temps, la clinique a reçu une injonction pour protéger les patient·e·s. L’injonction interdisait la présence d’activistes anti-avortement dans un rayon de 40 mètres autour de l’Athena Health Clinic, où 90 % des avortements de Terre-Neuve-et-Labrador sont pratiqués, ainsi que dans un rayon de 40 mètres autour des résidences du personnel de la clinique.
Peu après, la Loi sur l’accès aux services d’avortement et le Règlement sur l’accès aux services d’avortementont augmenté la zone d’accès à un rayon de 50 mètres et à un rayon de 160 mètres autour des résidences du personnel de la clinique. Le gouvernement a adapté la loi sur les zones de protection de la Colombie-Britannique, qui avait déjà résisté à l’examen constitutionnel des tribunaux.
Refus de soins fondé sur des croyances
Même si l’avortement est un service médical essentiel, un·e médecin ou un·e infirmier·ère praticien·ne peut refuser de fournir des soins liés à l’avortement en raison de ses croyances, en vertu de la législation en vigueur et des politiques définies par les organismes de réglementation. Cette pratique est souvent appelée « objection de conscience » (quoique l’expression « refus de soins fondé sur des croyances » pourrait être plus exacte pour décrire cette situation).
Médecins
Le College of Physicians and Surgeons de Terre-Neuve-et-Labrador adopte le Code d’éthique et de professionnalisme de l’Association médicale canadienne, qui n’oblige pas les médecins à fournir ou à recommander un service médical qu’ils/elles refusent de fournir en raison de leurs convictions personnelles. Cela signifie qu’un·e médecin peut refuser des soins d’avortement à un·e patient·e et n’est pas tenu·e de lui fournir une recommandation vers un·e autre prestataire ou clinique.
Politique sur les soins médicaux reçus hors du pays
Dans certains cas, les patient·e·s peuvent devoir se déplacer hors du pays pour obtenir des soins d’avortement qui ne sont pas actuellement offerts au Canada.
Un·e médecin de Terre-Neuve-et-Labrador doit soumettre un formulaire de demande au nom du/de la patient·e et recevoir l’approbation préalable du régime d’assurance-soins pour que le·a patient·e soit admissible à la couverture.
Le MTAP est offert aux personnes qui doivent accéder à des « services médicaux spécialisés assurés » qui ne sont pas disponibles dans leur communauté ou leur province. L’aide proposée couvre le transport aérien (et les frais connexes admissibles); l’utilisation d’un véhicule privé; l’hébergement privé et enregistré (et les indemnités de repas connexes); le transport par autobus ou par traversier, selon les critères du programme. Des limites et des franchises peuvent s’appliquer.
Le ISMT est un programme axé sur les besoins qui propose un transport médical non urgent aux prestataires du programme d’aide sociale ou de soutien à domicile, aux personnes séjournant dans des établissements de soins longue durée ou de soins personnels privés, et aux résident·e·s à faible revenu ayant besoin d’accéder à des services médicaux assurés. Les personnes admissibles et celles qui les accompagnent se voient payer la totalité des frais de déplacement, de repas et d’hébergement autorisés, dans les limites prescrites. Il se peut que les personnes nécessitant des services médicaux doivent payer une partie du coût du voyage en fonction d’une évaluation de leur admissibilité financière.
Ce que dit la loi
La section 7 du Physician and Fee Regulation (barème des honoraires) aborde les services assurés reçus hors Canada.
En vertu de l’article 7(2), lorsqu’un·e bénéficiaire reçoit des services assurés à l’extérieur du Canada qui sont offerts dans la province, le ministre paie pour ces services aux taux indiqués dans le barème des honoraires.
Le paragraphe (3) prévoit que si une personne reçoit hors du Canada des services assurés qui ne sont pas offerts dans la province, mais qui le sont au Canada, le ministre paie également ces services aux taux fixés par le régime public d’assurance maladie dans une province ou un territoire choisi par le ministre où les services sont offerts.
Dans les situations où une personne obtient hors du Canada des services assurés qui ne sont pas offerts au Canada, elle doit demander au/à la ministre l’autorisation d’obtenir ces services. Le paragraphe (4) prévoit qu’une fois l’approbation accordée, le/la ministre paie ces services à un taux qu’il juge « juste et raisonnable ».
Si une personne n’obtient pas d’approbation avant de recevoir des services hors du Canada, le paragraphe (5) prévoit que le/la ministre n’est tenu·e de payer que les taux fixés pour des services similaires par le régime public d’assurance maladie d’une province ou d’un territoire de son choix.
Maintenant, si une personne cherche à réclamer le coût des services assurés en vertu de cet article, le paragraphe (6) précise qu’elle doit présenter sa demande au/à la ministre avec les informations requises au sujet des services fournis.
Jurisprudence sur l’avortement en
No cases found.
Références
1 Gouvernement du Canada, Ministère de la Justice, Communications électroniques. (2 février 2023). Ministère de la Justice - article 12 de la Convention relative aux droits de l’enfant et les droits de participation des enfants au Canada. https://justice.gc.ca/eng/rp-pr/other-autre/article12/p3a.html
2Therapeutic Abortion in NL. (2020, July). Planned Parenthood Newfoundland & Labrador Sexual Health Centre. https://www.plannedparenthoodnlshc.com/uploads/1/0/0/3/100308324/therapeutic_abortion_in_nl.pdf